
Charte de l’écovolontariat
Découvrez les principes fondamentaux de l’écovolontariat.
Initiée par Cybelle Planète en 2014, en partenariat avec le grand public et d’autres structures d’écovolontariat via des consultations citoyennes, cette charte éthique s’adresse autant aux structures d’écovolontariat qu’aux écovolontaires désireux de connaître les critères d’une démarche éthique.
DEFINITION DE L’ECOVOLONTARIAT
L’écovolontariat est une action solidaire et participative qui consiste à aider, durant son temps libre, un projet lié à la préservation et à la valorisation de la diversité animale, végétale, environnementale, et culturelle.
L’écovolontaire est un citoyen engagé et bénévole et ne peut, à ce titre, recevoir de contrepartie financière pour son action.
Engagement numéro 1 : Transparence sur l’utilisation de la contribution financière des écovolontaires
Dans le cas où les écovolontaires contribuent financièrement à leur mission, l’organisateur s’engage à afficher une totale transparence sur l’utilisation de l’argent versé. Cela implique le détail du pourcentage du montant revenant au projet d’accueil, à l’organisateur, et le cas échéant à un intermédiaire, et le pourcentage du montant dédié à l’hébergement et à la nourriture des écovolontaires.
Engagement numéro 2 : Communication objective sur les missions d’écovolontariat
L’organisateur s’engage à donner une information honnête, explicite et objective sur la ou les missions qu’il propose. Cette information doit prendre en compte et détailler :
- le programme de recherche ou de conservation, notamment les objectifs, la méthodologie, et si possible les résultats et publications.
- L’implication des écovolontaires dans le projet et leur encadrement.
- Les retombées sociales, économiques et écologiques, notamment :
- L’implication des populations locales et l’impact sur la collectivité,
- L’impact de la mission sur l’économie locale,
- L’impact écologique de la mission.
Engagement numéro 3 : Préparation des écovolontaires à la mission
L’organisateur s’engage à mettre en place une préparation préalable au départ des écovolontaires, afin :
- d’optimiser leur immersion culturelle,
- de clarifier le sens de leur implication au sein du projet d’accueil,
- d’informer les écovolontaires sur leurs conditions de participation (hébergement, confort, organisation du voyage).
Cette préparation peut prendre la forme d’une documentation, d’une rencontre, ou tout autre support adapté.
Engagement numéro 4 : Limitation de l’impact environnemental des missions
L’organisateur s’engage à estimer et à limiter, autant que possible, l’impact environnemental de la mission qu’il propose, et à donner accès à cette information aux écovolontaires.
L’organisateur s’engage également à mettre en place des actions visant à diminuer ces impacts, par exemple :
- recommandations aux écovolontaires sur les éco-gestes à mettre en place,
- recommandations sur les programmes de compensation des émissions de CO2,
- adaptation de la durée minimale de la mission en fonction de son éloignement (équilibre entre les bénéfices territoriaux dus à la mission et l’impact écologique dû au déplacement)
Engagement numéro 5 : Recueil des retours d’expérience des écovolontaires
L’organisateur s’engage à recueillir les expériences des écovolontaires (exemple : témoignages, compte-rendus) et à les publier. De plus, dans la mesure du possible, l’organisateur s’engage à mettre en relation les anciens et les futurs écovolontaires..
Engagement numéro 6 : Evaluation régulière des projets
L’organisateur s’engage à effectuer une évaluation régulière des projets qu’il propose aux écovolontaires basée sur :
- la cohérence du projet initial et avec son contenu actuel,
- la prise en compte des témoignages des écovolontaires sur le projet,
- les résultats éventuels,
- les projets en développement.
Engagement numéro 7 : Valorisation de la participation des écovolontaires
L’organisateur s’engage à publier, sur une base régulière, des comptes rendus sur les actions et les résultats du projet et sur les réalisations auxquelles les écovolontaires ont participé lors de leur mission.
Engagement numéro 8 : Prise en compte du bien-être animal et de l’utilisation des espèces
L’organisateur s’engage à refuser toute activité annexe portant sur l’utilisation d’animaux sauvages à des fins récréatives (exemple : nage avec les dauphins, cirque, dressage, nourrissage à des fins touristiques …).
Dans le cas de refuges animaliers, l’organisateur s’engage à ne proposer que des projets dont la priorité est de réintroduire les animaux dans leur milieu naturel et qui ne gardent ces animaux en refuge que lorsque leur réintroduction s’avère impossible.
Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, cela a toujours été ainsi.
Margaret Mead

